Recueil d'Instants

Quelques unes de mes œuvres (peintures, photos, poésies, réflexions) personnelles.

Ces œuvres n'ont d'autres but que le plaisir et les réflexions qu'elles me procurent.  C'est à la demande de plusieurs amis qui ont vu ou entendu celles-ci que j'ai accepté de mettre en ligne celles qui semblent toucher à des choses universelles.  Si vous les trouvez intéressantes ou en écho avec vos propres chemins, vous ne ferez que leur donner encore plus de valeur (la vraie, pas celle illusoire de l'argent), pour avoir été utile à plus que simplement moi-même.

En cliquant sur celles-ci, vous pourrez voir une version agrandie afin de mieux apprécier les détails.

Pour information, depuis 2007, mes peintures sont volontairement des peintures de style "naïf" à la gouache sur toile.  En effet, la texture de la toile associée aux possibilités qu'offre la gouache de travailler à l'infini les effets de ce type de peinture, utilisant autant de fois que désiré l'eau qui peut tantôt servir à lier les couleurs, les atténuer, les effacer, les relier, les renforcer ou être une couleur par elle-même, sont si beaux que je ne m'en lasse plus.  De plus, si on souhaite la laisser s'exprimer, la gouache permet cette naïveté enfantine qu'hélas nous avons pour la plupart perdue en oubliant ce que nous avons été au début de notre vie.

Nouvelles explorations : « Entre Manifestant et Manifesté ».

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Le chemin des âmes (2015).

Quel que soit les religions ou spiritualités, le chemin que parcours l'âme pour rejoindre le Un est décrit toujours avec les mêmes phases, passages ou étapes.  Cela porte divers noms mais décrit toujours les mêmes ensembles qu'il faut chaque fois dépasser, transcender pour "revenir à la maison" :

  • Un temps de regret, de désespoir, de désolation et de souffrance.
  • Un temps de tous les plaisirs (avoués ou inavouables) liés à la chair, au sexe.
  • Un temps de grand confusion et de recherche de la bonne direction à suivre.
  • Un temps désertique où la patience est le maître-mot.
  • Un temps lié à toutes les beautés que l'on peut voir et qui parlent "au coeur".
  • Une temps lié à toutes les beautés que l'on peut entendre, goûter et sentir.
  • Un temps lié à toutes les beautés que l'esprit peut concevoir, la science infuse, les solutions de tous les problèmes.
  • Un temps final où on "refusionne" avec l'unité, qui porte plein de noms selon les religions et spiritualités, mais qu'on connait en français sous le vocable d'entéléchie.

    C'est une représentation de ces ensembles, une mise en image, que je propose ici.

  • Yin-Yang (2012).

    Quel est le début ?
    Quelle est la fin ?
    De la sérénité d'un lac naît une création qui s'en va rejoindre le monde ?
    Ou est-ce le monde qui envoie ses âmes se reposer après le labeur ?
    D'une île ?
    D'un ciel ?
    Reste l'étoile, là, tout en haut.

    Divers.

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    Notre Dame Marie (2014).

    Elle est apparue dans tout son amour,
    Sereine et bienveillante.
    Notre dame, motre mère à tous.
    Qu'elle s'appelle Marie ou Mariam,
    Elle est.
    Et c'est cela qui compte.

    La construction de l'Europe (2014, sujet commandé).

    Perception que l'on peut avoir de la construction de l'Europe :
    une grande machine pensée, mais qui, subissant de nombreuses forces contradictoires, se grippe et se bloque, jusqu'à provoquer rouille et début d'incendie.

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    Au début (2010).

    Au début était la mer !

    Il y a le ciel, avec sa mouette criarde virevoltant au dessus de tout ce spectacle, le vent qu'on pressent doux et caressant, la plage derrière les dunes où poussent quelques hoyas sortant à peine de leur jeunesse.

    On peut se blottir dans ces dunes, à l'abri du vent et des importuns, ou bien respirer le temps qui passe, ou encore courir vers la mer pour la regarder, ou s'y baigner.

    Un appel à la re-co-naissance en fait.

    Et c'est ce qui s'est passé lorsqu'un mois après avoir peint cette toile, je me suis retrouvé nez-à-nez avec le paysage imaginé, sur une plage, au début du monde (tel qu'appelé ainsi avant que l'on ne découvre les Amériques), au Cabo Fistera.

    A la recherche d'Eden (2010).

    Nul besoin d'aller aux confins de la terre,
    Nul besoin de s'enfermer dans une grotte,
    Pour trouver son coin de paradis,
    Son havre de paix, son Eden.
    On le trouve en soi et chez soi,
    Comme un jardin accueillant,
    Qu'on rend luxuriant
    Par les rencontres qu'on y fait,
    Les couleurs qu'on y met
    Et les échanges qu'on y crée.

    N''avez-vous jamais rêvé d'un lieu de repos, où tout ne serait que calme et volupté ?

    J'ai essayé de représenter un tel endroit pour moi.  Avec ses fleurs, sa nature, une porte ouverte, un coin apaisé et de repos au sein d'une nature souriante.  Prête à vous accueillir, invitant tant à la rêverie qu'au partage.

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    Fureur et destruction (2009).

    C'est dans les forges de Vulcain que le monde se purifie.
    C'est dans sa fureur que les diamants surgissent
    Après en avoir brûlé toutes les gangues.
    A mort
    les bassesses et les vilénies.
    Adieu les horreurs des fous.

    Seul doit rester...

    "L'amour pour épée, l'humour pour bouclier".

    Paix et harmonie (2009).

    Om maņi padme hum.
    Mahājñāna cittotpāda,
    cittasya na-vitarka,
    sarvārtha bhūri siddhaka,
    na-purāņa na-pratyutpanna.
    Namo Lokeśvarāya svāhā

    Mantra du boddhisatva de la compassion Avalokiteśvara

    Novénaire « Corpus, Anima, Spiritus :  de la manifestation à la transcendance. ».

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    L'orchidée-source (2010).

    Va et vient dans les flots du courant de la vie...
    Coule, coule le long du fleuve,
    Coule, coule au fond du fleuve.
    Fleuve, hostile, tranquille...
    Tu débordes, t'assèches.
    Je vogue à ta surface...
    ...
    Va et vient dans les flots de la vie...
    Qu'on glisse ou qu'on coule,
    Le flot, lui, s'écoule...

    (parole de la chanson "Le Fleuve" de Bendee Oz)

    C'est du cœur de la jungle que sort l'orchidée.
    C'est du cœur de l'orchidée que j'ai voulu faire sortir une source.
    Une source, un ruisseau qui est le courant de la vie.

    Destin (2011).

    Que le ciel va-t-il nous dessiner dans le livre de la vie ?

    Quelle mots couvriront les pages de celui-ci ?

    Nul ne le sait.

    Et pourtant... elle tourne !

     

    Campo Stella Unitatis (2011).

    Des alternances et apparentes dualités finissent par s'estomper dans l'unité lorsque l'énergie tend vers le champ des étoiles et vers cette étoile unique, source des choses.

    Manifestation (2009).

     Du ciel où Il se forme,
    Il traverse tants de méandres,
    Entre immanence et transcendance.
    Ruisselle le long de Sa terre
    Avant de se manifester
    Et jaillir en un flot apaisé,
    Eau, source de vie.

     

    L'arbre centenaire (2011).

    Sur les chemins du monde, l'on trouve de temps en temps des arbres centenaires remarquables.

    Là-bas, sur les routes vers Saint-Jacques, j'ai eu le loisir de rester en admiration devant un vieux et respectable chêne centenaire trônant au milieu d'un champ, au creux d'une petite vallée.

    Le contraste entre cet arbre, majestueux, libre et resplendissant au milieu de cette immensité faite des frêles fétus de je ne sais quelle herbe du champ alentour m'a bouleversé.

    Cet arbre me semblait être tout à coup comme le grand-père du monde et l'axe autour duquel celui-ci finalement tournait.

    J'ai cherché à représenter la vue de ce spectacle depuis une terrasse surplombant la vallée.

    "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie" (2011).

    Cette phrase extraite e l'évangile selon Saint-Jean (JN 14.6) m'a toujours interpellé et attiré par son caractère d'intériorité et de multitude de sens possibles.

    En voici une évocation interprétative avec les méandres d'allées mystérieuses et de portes fermées ou entrouvertes menant vers quelque chose de lumineux.

    Naissance (2011).

    Sortir du tronc d'un arbre est pour l'oisillon une grande aventure.  Mais le monde se manifeste devant ses yeux, et le ciel l'appelle si fort...

     

    Le chemin (2007).

    Entre ciel et mer, l'homme arriva sur la plage.
    Venant du large, il arriva à bon port.

    Démâtant son bateau, rentrant ses voiles, il se recueillit en se retrouvant sur la grève.
    Sur le sable, il vit alors dans sa première demeure qui l'accueille.
    Vins et plaisirs simple le réjouiront.  Il vivra de ce que le monde lui donnera.

    Pourtant, un jour, il finira par emprunter le chemin... pour mener sa propre vie.
    Arrivé dans cette autre demeure, il peut y trouver le bonheur recherché, entre champs à labourer et falaises abruptes.

    Pourtant, un jour, il peut aussi choisir de suivre les vents du changement et moudre ce qui doit afin d'acquérir ce qui est nécessaire pour poursuivre son chemin.
    Après un long périple, il arrivera finalement au temple de la cité où il désirera faire ses dévotions.

    Mais peut-être un jour, la cité en ruine lui signalera que les habitants l'ont abandonnée pour poursuivre un chemin vers autre chose, entre ciel et terre.

    C'est en cherchant bien le sens que tout s'éclaire.

    Retour au père (2009).

    « PRIERE A MON ARBRE »
    Je viens près de toi qui, dans ta majesté, me domine de cent coudées, pour que tu m'apprennes l'Humilité …
    Je viens près de toi, qui plonge tes racines dans la Terre Mère, pour que tu m'apprennes à mieux percevoir tout ce qui vient d'en Bas …
    Je viens près de toi, dont les branches fréquentent le Ciel, pour que tu m'apprennes à mieux profiter de tout ce qui vient d'en Haut …
    Je viens près de toi, qui reste fixé immobile dans le sol, pour que tu m'apprennes la Patience …
    Je viens près de toi, qui reste silencieux, pour que tu m'apprennes la Tolérance, surtout dans mes propos …
    Je viens près de toi, véritable force de la Nature, pour que tu m'apprennes la Douceur et la Gentillesse …
    Je viens près de toi qui, avec largesse, distribue ton ombre sans compter, pour que tu m'apprennes la Générosité …
    Je viens près de toi, qui résiste à toutes les intempéries sans te plaindre, pour que tu m'apprennes la Sagesse …
    Je viens près de toi, qui accueille les oiseaux de passage, pour que tu m'apprennes l'Hospitalité Généreuse …
    Je viens près de toi, pour te remercier de partager l'Etincelle qui nous réunit TOUS !…
    (Orcines)

    Avez-vous déjà pris le temps d'enlacer un arbre, de sentir son écorce rugueuse ou douce qui vous envahit et vous donne sa force ?

    Regarder vers sa ramure en perpétuel mouvement doux, serein et majestueux, y voir les quelques rayons du soleil se laisser deviner derrière les feuilles, comme un œil aimant qui vous regarde et vous caresse, m'ont toujours aidé à apaiser mes angoisses.

    La douce lumière et la beauté de ses branches font comme indiquer le chemin et l'espoir d'un temps meilleur.

    Un temps de paix...

    Par delà les vicissitudes de la vie.

    L'Automne (2010).

    Ocres d'automne sur fond d'azur.

    Petits chanteurs dans les ramures.

    Temps de chocolats chauds,

    Et feux d'âtres si beaux.

    Châtaignes et champignons,

    Soupe de potimarron,

    Tout est si calme et apaisé,

    Odeurs d'humus dans le nez,

    Quand on va respirer dehors

    Au temps où la nature s'endort.

    Le chemin des Danaïdes (2009).

    Cette photo faite à Rothenburg m'a immédiatement frappée par son sens et sa beauté intrinsèque.

    On retrouve dans celle-ci toute la métaphore de l'existence :  des tuiles qui nous cachent le ciel que l'on ne fait que deviner, mais qui nous protègent tout autant.  Une recherche éperdue, sans fins, où la rythmique des poutres de soutien montrent combien il faut recommencer et recommencer encore l'œuvre de consolidation pour pouvoir avancer, par delà les vicissitudes de la vie, dans les chemins de l'existence.  Comme ces Danaïdes condamnées à remplir sans fin un tonneau sans fond.  Et où il y a pourtant l'espoir de ce qui se trouve à l'extrémité de ce cheminement :  Le Père, l'Esprit... ou tout simplement nous-mêmes.

    Liberté chérie (2008).

    Libre, libre, ...
    Je suis libre...

    Mais, comme le disait Krishnamurti, que signifie être libre ?  La liberté consiste-t-elle à faire ce qui nous plaît, à aller où bon nous semble, à penser à notre guise ?
    Bien des gens revendiquent leur liberté dans ce monde, mais bien peu sont libres. 

    Un prêtre de Dharamsala, cité par Christiane Singer, citait :
    "J'avais soif de faim et d'absolu, j'ai quitté le monde pour sauver les créatures.  J'ai quitté le monde pour atteindre à l'Illumination.  J'ai quitté mon père et ma mère et les miens.  J'avais soif et faim d'absolu.  Puis j'ai compris que je ne serais apaisé que si j'apprenais à aimer aussi la saleté, la poussière et les passions.  Il est facile de se révolter contre la réalité.  Il est plus difficile de la vivre.  Aussi, je suis revenu dans le monde."
    Être libre, c'est donc aussi aimer la saleté, la poussière et les passions.

    La liberté, c'est avant tout accepter de lâcher prise sur son ego.  La liberté est intérieure.  C'est être capable d'être soi.  C'est refuser de renoncer à son âme.

    Nous sommes libres si nous avons gardé cette capacité à nous émerveiller de ce que l'on voit ou vit.  Être libre, c'est chérir et aimer l'instant.

    La cabine Maria (2007).

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    De la mer à la plage...

    Où commence la vie, où commencent les rires,

    Les châteaux des secrets,

    Les pleurs et les sourires,

    La tendresse et les bonbons de l'enfance,

    De la plage à la mer...

    Les coquelicots (2007).

    Rouges baisers sur une terre aride.

    Ciels sans nuages au dessus de la Bastide.

    Le vent pour vous caresser et vous bercer.

    La lumière au zénith vous fait exister.

    Êtres éphémères mais si précieux

    Qui donnez au carmin d’ardents mais pieux vœux.

    Le ciel et la mer (2007).

    Mais ouvrez-moi donc cette fenêtre !
    Faites-moi donc entrer ici de cet air.

    Et avec lui un peu de cette vie,
    Que je veux pouvoir respirer,
    Pour m'en emplir les poumons et le nez,
    Et toutes les cellules de mon corps.

    Avant de ne devoir mourir un jour,
    Je veux extraire mon âme des limbes.
    Je veux jouir des pastels de l'aube,
    Et des ocres de la fin du jour.

    Je veux sentir l'air frais et vivifiant,
    Je veux entendre les oiseaux chantants,
    Cachés dans le vert profond des arbres.
    Et de l'amour, emplir tout mon être.

    Car cette vie, je veux la connaître.
    Mais ouvrez-moi donc cette fenêtre !

    La fontaine du parc (2006).

    Fontaine, fontaine,
    Éclat de vie venu au monde.
    Combien tu abritas mes pensées,
    Combien tu fut complice des mes rêves.

    Jaillissement sublime,
    Un jour, une licorne s'y désaltéra.
    Mais lorsque l'homme voulut l'attraper,
    C'est dans la forêt qu'elle s'enfuit.

    Fontaine, fontaine,
    Ombragée et désaltérante,
    Aux oiseaux que ton parc abrite.
    Prend garde qu'ils ne s'emparent
    Les poissons que tu abrites.

    L'éveil (1982).

    Un jour
    Il y aura autre chose que le jour
    Une chose plus franche, que l'on appellera le Jodel
    Une encore, translucide comme l'arcanson
    Que l'on s'enchâssera dans l'oeil d'un geste élégant
    Il y aura l'Auraille, plus cruel
    Le Volutin, plus dégagé
    Le Comble, moins sempiternel
    Le Baouf, toujours enneigé.
    Il y aura le Chalamondre
    L'Ivrunini, le Baroïque.
    Et toute un planté d'analogues.
    Les heures seront différentes
    Pas pareilles, sans résultat.
    Inutile de fixer maintenant
    Le détail précis de tout ça.
    Une certitude subsiste : un jour,
    Il y aura autre chose que je jour.

    Boris Vian

    Le seuil de l'immortalité
    Est assez haut, en pierre, avec des plantes.
    On ne s'apercevait pas du tout qu'on le passait.
    Mais de l'autre côté
    Des tripotées
    D'oiseaux sans ailes, ni sans eaux
    Poussaient des cris d'échiran...

    Boris Vian (11 avril 1946)

    © Michel De Meerleer. Cr Date : 30/03/2008, Last Update : 02/03/2016